ROYAUME-UNI – Attentat à Londres

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Les faits

Mardi 14 août, un homme a sciemment lancé sa voiture vers un groupe de cyclistes et de piétons devant le Parlement britannique, avant de s’encastrer dans les barrières de sécurité.

Le véhicule, une Ford Fiesta de couleur gris métallisé, avait été conduit la veille de Birmingham à Londres, avant d’être garé dans le centre de la capitale pendant la nuit. A 7 h 37, il a fauché à contresens cyclistes et piétons qui attendaient au feu rouge, avant de traverser un trottoir, de s’enfoncer entre les barrières de sécurité menant à l’entrée de la chambre des Lords et de s’encastrer dans la barrière. Deux policiers sur place ont juste eu le temps de sauter pour éviter la voiture. Le suspect a immédiatement été arrêté.

Le bilan est le suivant : trois blessés, dont deux légers et une femme dont les blessures sont graves mais dont la vie n’est pas en danger.

L’enquête

Rapidement, la police britannique a confirmé qu’elle considérait cet acte comme terroriste. La motivation du conducteur, qui refuse de coopérer avec la police, n’est pas connue.

Le suspect n’était pas connu des services de renseignement. Il habite Birmingham et a 29 ans. La presse britannique a révélé le nom de cet homme : il s’agirait de Salih Khater, un Britannique d’origine soudanaise. Le 14 août 2018, la police a fouillé deux propriétés à Birmingham et une à Nottingham, en lien avec l’enquête. Selon les voisins de celle située à Nottingham, six Soudanais habitaient l’appartement qui intéressait les forces de l’ordre.

La menace terroriste demeure classée « sévère » au Royaume-Uni, le deuxième niveau le plus élevé.

Le contexte

Depuis mars 2017, treize attentats islamistes et quatre d’extrême droite ont été déjoués par les autorités britanniques, selon le porte-parole de la première ministre, Theresa May. Fin juin, il y avait 676 enquêtes terroristes en cours. Entre 2000 et 2017, 2 029 arrestations ont eu lieu pour des activités terroristes, dont 412 rien qu’en 2017.

Cette année-là, le Royaume-Uni a été secoué par une vague d’attentats. Le premier, faisant cinq morts, s’était déroulé le 22 mars 2017, à quelques dizaines de mètres de l’attaque de ce mardi. Un Britannique de 52 ans, Khalid Masood, avait lancé sa voiture sur le trottoir du pont, fauchant les passants. Il avait ensuite réussi à entrer dans la cour située devant Westminster, poignardant à mort un officier de police. De nouvelles mesures de sécurité ont depuis été mises en place autour du Parlement.

Les attentats suivants ont eu lieu lors d’un concert le 22 mai 2017 à Manchester (23 morts), sur London Bridge le 3 juin 2017 (8 morts), et à la station de métro de Parsons Green, à Londres, le 15 septembre 2017. Un attentat islamophobe a aussi été commis le 19 juin 2017, quand un homme a lancé sa voiture sur un groupe de musulmans sortant d’une mosquée, faisant un mort.

Photo: © Tolga Akmen/LNP/REX/Shutterstock/SIPA

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