La diplomatie des victimes du terrorisme (DVT) comme moyen de prévention

Logo-DVT_150Diplomatie des Victimes du Terrorisme (DVT)

Le processus de radicalisation ne mène pas forcément à une action violente, mais tous les témoignages et les études scientifiques sur le terrorisme démontrent que TOUT terroriste est passé par une étape de radicalisation.

C’est la raison pour laquelle nos institutions doivent adopter une stratégie cohérente et sur le long terme en amont de ce processus.

Principal objectif : prévenir la radicalisation

Les associations de victimes du terrorisme ont une légitimité et une utilité qu’on ne saurait contester dans la mise en place d’une politique globale de prévention car elles sont constituées de personnes ayant été personnellement frappées par le terrorisme et, pour la plupart d’entre elles, particulièrement actives dans l’élaboration d’une construction mémorielle.

Les actions et les engagements durant de nombreuses années, voire des décennies, du collectif des Familles des Victimes de l’Attentat du DC10 d’UTA et des membres constituant la Fédération Internationale des Victimes du Terrorisme, fondée par Guillaume Denoix de Saint Marc, en attestent.

En effet, au fil des dossiers, il apparaît que de nombreuses victimes se sentent les dépositaire d’une parole spécifique et de valeurs positives à transmettre à l’ensemble de la société. La résilience des victimes souligne ainsi l’échec majeur du terrorisme et montre la solidité de nos institutions.

Dans cette perspective, la parole des victimes devient une vraie diplomatie lorsque des personnes issues d’horizons culturels, religieux et politiques différents, voire antagonistes, partagent leur expérience et leurs émotions.

Du 15 au 17 septembre 2011, l’Association française des Victimes du Terrorisme (AfVT.org) a organisé au sein de l’École militaire à Paris le VIIème Congrès International des Victimes du Terrorisme. C’est la première fois que la France accueillait un tel événement. À l’issue de ces trois journées, 200 victimes venues du monde entier ont pu faire la démonstration concrète de la fraternité universelle dont l’essence même constitue l’un des fondements majeurs de notre République.

Les associations de victimes travaillent avec nos institutions dans la concertation et le respect des protocoles. L’AfVT.org fait partie du réseau RAN* (Radical Awareness Network) financé par la Communauté européenne et regroupant des associations de nombreux pays (Espagne, Italie, Angleterre…) qui ont à cœur d’élaborer une contre-propagande positive et constructive afin de sensibiliser les citoyens, notamment les plus jeunes, aux dangers irrémédiables de la radicalisation menant au terrorisme.

 

Quelques mots sur RAN* (Radicalisation Awareness Network)

Ce réseau est destiné à la prévention du terrorisme (ex. : réduire le risque de recrutement de nouvelles personnes par les groupes terroristes, notamment auprès des populations exposées). Il regroupe tous les intervenants concernés : police et sécurité, prisons, éducateurs sociaux, éducation, médias (y compris les médias numériques tels que Google)… Et les victimes du terrorisme. L’AfVT.org est membre du comité de pilotage de ce réseau et codirige un de ses groupes de travail, RAN-VVT**.

RAN VVT small singleLa mission de RAN-VVT** (Radicalisation Awareness Network – Voice of Victims of Terrorism)

La mission de ce groupe de travail est d’utiliser les actions et les témoignages des victimes du terrorisme dans la lutte contre la radicalisation violente.

Les membres de RAN-VVT** se réunissent deux fois par an afin de déterminer les meilleures pratiques à mettre en place dans l’utilisation des témoignages de victimes du terrorisme : sur le plan éditorial, méthodologique, pédagogique. Ces travaux font l’objet de rapports et de synthèses auprès de la Commission européenne.

 

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