PAKISTAN – Attentat de Karachi

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A Karachi, dans la province du Sind au Pakistan, un attentat à la voiture piégée pulvérise un bus militaire transportant des employés de la Direction des Construction Navales (DCN) devant l’hôtel Sheraton.

Ce matin, à 8 heures, l’autocar de la marine pakistanaise devait conduire 23 ouvriers français à la base navale, l’entreprise française s’était établie sur un chantier dédié à la construction de sous-marins à propulsion classique l’Agosta 90B.

L’attentat provoque le décès de 14 personnes, et en blesse 40 autres. La France déplore 11 morts et 12 blessés parmi ses ressortissants, tous employés de la DCN.

Le kamikaze aurait foncé dans le bus de la Pakistan Navy, venu chercher des techniciens et ingénieurs de la Direction des Constructions Navales (DCN) qui travaillaient à la construction de sous-marins « Agosta » pour le Pakistan.

Les victimes décédées suite à l’attentat-suicide :

Cédric Bled, 27 ans (DCN Cherbourg) ; Jean-Michel Chevassut, 42 ans (DCN Cherbourg) ; Jean-Pierre Delavie, 34 ans (DCN Cherbourg) ; Thierry Donnart, 38 ans (Assystem) ; Claude Drouet, 50 ans (DCN Cherbourg) ; Bernard Dupont, 48 ans (DCN Cherbourg) ; Pascal Groux, 43 ans (Navfco) ; Jacques Laurent, 51 ans (Assystem) ; Daniel Lecarpentier, 51 ans (DCN Cherbourg) ; Jean-Yves Leclerc, 51 ans (DCN Cherbourg) ; et Pascal Leconte, 39 ans (DCN Cherbourg).

Les victimes blessées lors de l’attentat-suicide :

Michel Bongert, 43 ans (DCN Cherbourg) ; Claude Étasse, 52 ans (DCN Cherbourg) ; Gilbert Eustache, 50 ans (DCN Cherbourg) ; Jérôme Eustache, 31 ans (Assystem) ; Frédéric Labat, 33 ans (DCN Cherbourg) ; Jean-Raymond Laupénie, 57 ans (Assystem) ; Jean-Marc Le Gall, 48 ans (York) ; Laurent Levéziel, 44 ans (DCN Cherbourg) ; Loig Madec, 24 ans (DCN Toulon) ; Christophe Polidor, 35 ans (DCN Cherbourg) ; Gilles Sanson, 40 ans (DCN Cherbourg), et Jean-Paul Zanté, 34 ans (DCN Toulon).

Le 11 juillet 2017, la Cour de cassation a confirmé le renvoi devant le tribunal correctionnel de six personnes pour “abus de biens sociaux” et “recel” dans le cadre du système de corruption, en marge de la vente de contrats d’armements au Pakistan et à l’Arabie Saoudite, pour financer la campagne d’Edouard Balladur de 1995.

Dans son arrêt, la haute juridiction a également déclaré recevable la constitution de parties civiles des familles des victimes de l’attentat du 8 mai 2002. En effet, l’attentat pourrait être lié à la fin du versement par la France de rétrocommissions à des responsables pakistanais.

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