Procès en appel de Sid Ahmed Ghlam : perpétuité pour l’assassin d’Aurélie Châtelain

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Les Faits

Le 19 avril 2015, Aurélie Chatelain a été froidement abattue alors qu’elle se trouvait au volant de sa voiture située sur un parking de Villejuif.

Seuls le sang et l’ADN de Sid-Ahmed Ghlam ont été retrouvés sur la scène de crime. Il niera néanmoins son implication dans cet acte, durant toute la procédure soutenant qu’un mystérieux complice, dont les enquêteurs n’ont trouvé aucune trace, avait tué la mère de famille de 32 ans.

Immédiatement après avoir tué Aurélie Chatelain, Sid Ahmed Ghlam, s’était accidentellement blessé à la cuisse en remettant son arme à la ceinture en s’installant au volant de la voiture de sa victime. Cette blessure l’a contraint à renoncer à son projet d’attentat.

Lors de l’enquête, un imposant arsenal (gilet par balle, arme) fut retrouvé dans le véhicule et au domicile de Sid Ahmed Ghlam, ainsi que du matériel de propagande de l’Etat islamique.

Première instance : Perpétuité pour l’assassin d’Aurélie Chatelain

Le mercredi 5 octobre 2020 s’est ouvert devant la Cour d’Assises spécialement composée de Paris le procès pour l’assassinat d’Aurélie Chatelain, et la tentative d’assassinat sur les fidèles de la paroisse à Villejuif.

Ce premier procès a permis de faire la lumière sur le rôle des “logisticiens” de l’Etat islamique, chargés d’aider les auteurs d’attentats à commettre leurs actes.

Le 5 novembre 2020, le verdict tombe et la Cour d’Assises spéciale déclare coupable Sid Ahmed Ghlam, pour l’assassinat d’Aurélie Chatelain, la tentative d’assassinat de l’église de Villejuif, ainsi qu’association de malfaiteurs terroristes. La cour le condamne à une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans.

Parmi ses coaccusés, Rabah Boukaouma, considéré par l’accusation comme le “logisticien en chef” de l’opération, a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté des deux-tiers.

Des peines de 15 et 25 ans de réclusion criminelle ont été prononcées contre Abdelkader Jalal et Farid Brahami.

2021, Confirmation en appel de la condamnation de Sid Ahmed Ghlam

Le 27 septembre 2021, plus de 6 ans après le meurtre d’Aurélie Chatelain, le principal accusé Sid Ahmed Ghlam et ses trois co-accusés se trouvent à nouveau devant la Cour d’assises spécialement composée dans le cadre d’une procédure d’appel. Entre les murs du Palais de Justice de l’île de la Cité, magistrats et avocats sont revenus pendant plus de 4 semaines sur les éléments qui ont valu à l’étudiant algérien une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité en première instance.

Lors des débats, Sid Ahmed Ghlam, n’a cessé de soutenir être en voie de déradicalisation et s’est présenté comme “un repenti”, sans néanmoins convaincre les juges. Contrairement à son procès en première instance, Sid Ahmed Ghlam a reconnu cette fois s’être rendu en Syrie pour y rencontrer des cadres de l’Etat islamique. Il a également admis qu’il avait bien eu l’intention de tuer des paroissiens dans une église de Villejuif avant de renoncer à son projet. Néanmoins ses aveux n’en sont pas puisque les pièces du dossier n’allaient pas dans le sens de ses précédentes déclarations.

Etaient parties civiles à l’instance, les avocats de la famille d’Aurélie Chatelain, la FENVAC et de l’AfVT. Toutes ont œuvré pour la manifestation de la vérité.

L’avocat de la famille d’Aurélie Chatelain a pris la parole en premier et s’est ainsi adressé à l’accusé lors de sa plaidoirie : « Monsieur Ghlam, vous serez le dernier à prendre la parole, vous devrez donner la vérité à la famille d’Aurélie Chatelain. Vous serez seul face à votre conscience, libérez-vous des certitudes, reprenez le contrôle de votre pensée. Aurélie est morte en héroïne, ne vivez pas dans le mensonge ». Sid Ahmed Ghlam n’a en effet jusque-là jamais reconnu les faits dans leur intégralité, en prônant différentes théories, comme celle d’un complice inconnu qui aurait assassiné la jeune femme.

Maître Casubolo Ferro, avocat de l’AfVT, a déclaré à son tour que « la lâcheté est un puits sans fond ». Il a également invité l’accusé à répondre de ses actes devant la Cour, tout en évoquant le rôle de l’AfVT dans le processus préventif. Il s’est alors adressé à l’ensemble des accusés présents dans le box : « J’ai l’honneur de défendre l’AfVT, qui consacre toute son énergie depuis 2009 pour venir en aide aux victimes, qui elles ont pris perpétuité. Les victimes sont dans la salle, vont dans les écoles, dans les prisons, elles essayent de travailler sur les nuances de noir et de gris. Pour autant, ce que l’AfVT a réussi à faire en prison n’a pas réussi pour vous aujourd’hui ». Après avoir condamné le banditisme pratiqué par les accusés dits ‘logisticiens’, Il également revenu sur le comportement de Sid Ahmed Ghlam en dénonçant les « dénégations immondes et scandaleuses » de l’accusé et précise « Pourquoi Sid Ahmed Ghlam n’a-t-il pas avoué » le meurtre d’Aurélie Châtelain durant ce procès ? a demandé l’avocat. C’est parce qu’en vérité il n’est jamais sorti de l’idéologie [de l’Etat islamique]. »

Maître Casubolo Ferro a conclu sa plaidoirie sur ces mots forts : « En première instance, je vous parlais de Victor Hugo, cette année Monsieur GHLAM, je vous parle de l’oeil dans la tombe qui regardait Caïn. Vous savez que la cellule est une tombe, c’est la mort dans la vie. Comme vous ne voulez pas venir vers nous, vers l’humanité, je vous souhaite d’y vivre longtemps. Ce n’est pas vengeance, c’est justice ». 

À son tour, Maître Chemla, avocat de la FENVAC a rappelé la gravité du projet d’ensemble de Sid Ahmed GHLAM et ses co-accusés, celui d’un attentat devant faire bien plus d’une victime. Il a souligné que la maladresse du principal accusé était la seule chose ayant empêché le drame de se produire, au-delà du meurtre d’Aurélie Chatelain. « Tous les ingrédients du gâteau étaient là pour faire cette pâtisserie amère ». Il finira sur ces mots « vous allez être condamné [non] pas parce que vous êtes musulman. Vous allez être condamné parce que vous êtes un assassin ».

Pour les deux avocats généraux du Parquet national antiterroriste (PNAT), Sid Ahmed Ghlam est un « homme d’une extraordinaire dangerosité » qui a une vision « dévoyée et paranoïaque » de sa religion. « Son objectif était de semer la terreur », ont-ils soutenu. Durant son procès en appel, Ghlam « a persévéré dans ses mensonges d’une manière perverse ». « Il n’y a rien à attendre de lui », ont ajouté les représentants du PNAT. « Le mensonge fait partie de son fonctionnement » et « il nourrit une véritable haine pour l’Occident », ont-ils encore affirmé. Les deux avocats généraux du Parquet national antiterroriste (PNAT) ont également requis des peines de 15, 25 et 30 ans de prison envers les trois principaux coaccusés de Sid-Ahmed Ghlam.

Plusieurs avocats de la défense ont déploré le comportement fuyant de Sid Ahmed Glam quant à ses responsabilités puisqu’il nie encore être l’assassin d’Aurélie Châtelain. L’accusé lors des audiences, ayant simplement admis avoir « une part de responsabilité » dans la mort de la jeune femme.

A l’issu du délibéré, la cour d’assises à confirmer en appel l’arrêt de première instance en condamnant à nouveau Sid Ahmed Ghlam à la réclusion criminelle à perpétuité sans pour autant qu’une période de sureté ne soit prononcée, contrairement à la première instance.

Les trois accusés poursuivis pour avoir apporté un soutien logistique ont vu leurs peines réduites.

  • Rabah Boukaouma, considéré comme le principal logisticien a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle et non plus 30 comme en première instance.
  • Farid Brahami, qui a aidé ce dernier dans ses actions logistiques, a été condamné lui à 18 ans de réclusion criminelle contre 25 lors du premier verdict.
  • Enfin, Abdelkader Jalal s’est vu condamné à 13 ans de réclusion criminelle et a vu sa peine réduite donc de 2 ans puisqu’en première instance une peine de 15 ans avait été prononcée à son encontre, pour avoir fourni des gilets pare-balles et un véhicule volé aux accusés.

A l’énoncé du verdict, Sid Ahmed Ghlam n’a pas souhaité sortir de sa geôle pour entendre la décision prise par la cour. « L’étudiant est en état de stress », déclare la présidente de la Cour d’Assises spéciale, Emmanuelle Bessone. En effet, il a refusé de se présenter à l’audience pour l’énoncé du jugement obligeant la Cour d’Assises spéciale de Paris à envoyer un huissier lui notifier son jugement.

« Cela démontre la lâcheté de cet individu qui s’est révélé finalement incapable d’affronter la famille d’Aurélie Chatelain », a commenté Me Antoine Casubolo-Ferro, avocat de l’AFVT et l’avocat de la famille d’Aurélie.

Sources

Pour plus d’informations sur le procès d’appel, voici les notes effectuées par l’AfVT concernant les plaidoiries des parties civiles:

Me Antoine CASUBOLO-FERRO : « Pendant ces 4 semaines j’ai eu l’honneur de défendre, le père et la mère d’Aurèlie Chatelain. La première fois que je l’ai rencontré c’était dans le NORD, région dont je suis moi-même originaire. Le Nord, c’est une région assez particulière, Picardie, les Flandres, perturbés par les terrils. C’est parce que notre mode de vie est en tout point opposé à l’idéologie mortifère de DAESH, que ces individus ont été envoyés pour tuer Aurèlie Chatelain. Elle était libre, belle, femme de son temps, estimait que sa vie de femme n’avait pas à placer au second plan. C’est pourquoi sa main n’a pas trembler quand il a fallu tuer Aurèlie Chatelain. Notre présence aujourd’hui est un acte de résistance contre DAESH et contre nous-même. Je suis fière d’être auxiliaire justice quand je vois que mon pays peut offrir à un procès équitable aux terroristes. S’agissant de notre région est aussi un creusé d’intégration avec de multiples vagues d’immigration qui ont grossi le rang des masse ouvrière et l’unité n’était pas l’uniformité et ont appris à vivre ensemble. Auquel une petite fille croit mais pas Monsieur GHLAM, qui lui a retiré sa mère. Cet événement tragique contraire à l’ordre naturel des choses, un tel drame peu fracassé des vies. Générant un flot de larmes, un souvenir de sa dernière journée dans le moindre détail. On a pu voir l’émotion dans la voix de son père à la barre. Avec les motivations de Monsieur GHLAM, ce sont des vies bouleversées. « que la justice soit forte, que la force soit juste = hall présente à l’entrée de la faculté de droit de lille, que la force soit juste c’est ce qu’on demande à la cour aujourd’hui.  L’évolution des débats a fait naitre un espoir de savoir comment elle était morte. Pourquoi avancer sur le chemin de la vérité et s’arrêter à mi-parcours, car il ne peut pas dire « j’ai tué aurélie, le projet d’attentat je me suis désisté ». Entre une mauvaise et une tr-s mauvaise histoire, il a préféré choisir la mauvaise histoire. Invente l’implication des personnages qui n’existent pas. Il rencontre Aurélie Chatelain, une aubaine il avait besoin d’un véhicule, rencontre funeste pour elle, une balle ne plein cœur, ce geste selon les médecins correspond en tout point à un braquage de véhicule. Monsieur GHLAM est méticuleux, il doit alors improviser après s’être par inadvertance en remettant son arme dans son pantalon tirer dessus. Il n’est plus capable de marcher, il s’effondre, il demande de l’aide aux gens atour. A la lecture des rapports des médecins légistes de ne pas dire qu’elle est incapacitante, mais à ce moment-là il a mal et n’a pas la possibilité de savoir si c’est grave, il appelle alors le Samu. Comment dire que ce ne sont pas ces circonstances qui ont mis fin indépendamment de sa volonté à son action. J’aime l’histoire, et lors d’un débat de ROOSEVELET, il déclare la fondation et la sacralisation de 4 piliers : dont un : ne pas vivre dans la peur. C’est cela aujourd’hui que l’on vous demande. Il a été retrouvé dans les affaires de Monsieur GHLAM, un véritable meinkampf, son objectif étant d’instaurer une véritable guerre civile en Europe, nous partie civile, nous étions les cibles, et cela a coûté la vie à Aurélie Chatelain. Sa petite fille aujourd’hui est terrorisée que des piliers comme son père et ses grands-parents, soient eux aussi tués à quelques mètres du lieu où sa mère a été tuée. Monsieur GHLAM vous serez le dernier à prendre la parole, vous devrez donner la vérité à la famille d’Aurélie chatelain, vous serez seule face à votre conscience, libérez-vous des certitudes, reprenez le contrôle de votre pensé, Aurélie est morte en héroïne, ne vivez pas dans le mensonge.

« Lorsqu’au premier jours de ce procès, Sid Ahmed GHLAM a dit qu’il était responsable de tout, on a cru qu’au terme de ces 4 semaines, il finirait par avouer la vérité. S’il avait avoué on entendrait ses excuses, sa demande de pardon, et on pourrait croire qu’il est sorti de cette idéologie, et qu’il n’est plus le soldat de DAESH qu’il était en 2015, mais hélas, ce qu’il a avoué cette année, qu’il n’y avait dans son esprit qu’une utilité, la thèse du 2ème homme qui n’aurait fait qu’une seule chose : tuer Aurélie. La version est encore plus grotesque que l’an dernier. Ce qui rend ces déclarations encore plus immondes et lâches, la lâcheté est un puit sans fond. Après avoir début 2015, défendu une version, là tout change. Il est allé en Syrie 2 fois, il avait l’intention de vider ses chargeurs dans une église de VILLEJUIF. Mais, il va se blesser après avoir tué Aurélie. Lui est minutieux qui écrit tout, la seule chose qu’il n’a pas marqué, c’est verrouiller l’arme après avoir braqué. Il avait indiqué dans son carnet, surtout pas de sang, si du sang il faut fuir. Il en a plein la parka, et la voiture, mais ce n’est pas grave, car il met le feu, or le feu n’a pas pris, il reste donc toutes ses traces ADN à lui et son sang et que le sien, mais ça Monsieur GHLAM, l’apprend à la 7ème audition à la fin. C’est là qu’il invente le deuxième homme. Or, on ne retrouve rien du deuxième homme, le 14 novembre c’est SAMI AMIMOUR, celui qui la veille s’est fait exploser au bataclan. Donc il nous invente AMIMOUR puisque le matin il l’entend dans sa cellule. Qui ne correspond pas du tout donc à la description que lui en fait. Là il y a une autre possibilité, un autre trou de souris, il le cherche pour sortir, AMIMOUR ça n’a pas fonctionné, donc autre possibilité : y’avait deux voitures et elles sont parties en même temps et y ‘avait un autre homme. Et Abou hamza qui était à pied selon lui. Et là il dirait une fois qu’il est blessé, c’est trop pour moi je sors de l’idéologie, je le raccompagne et il rentre chez lui. Mais ça non plus ça ne peut pas fonctionner, car il s’est fait flasher porte d’Italie, à 8H39.

Ce que je pense aujourd’hui c’est que nous avons eu beaucoup de chance à VILLEJUIF, Aurélie est la seule qui soit décédée, elle a sauvé tous ces gens à VILLEJUIF, alors je pense que dans le box, GHLAM est le plus dangereux que DAESH nous a envoyé. Pour plusieurs raisons : car il a pleins de bonne idée : il l’écrit des couteaux dans les églises qui pourront servir à mes frères, Saint ETIENNE DU ROUVRAY, puis dans le train, THALYS, c’est une idée de Monsieur GHLAM, la fabrication des explosifs, Monsieur GHLAM leur a donné la recette, une seule chose qui diffère, là-bas il y avait des écrous alors que lui dit bille de plomb. Il n’a jamais envoyé ce message. Cette énergie à nier c’est incroyable. Alors finalement la dernière question qui se pose : pourquoi il n’avoue pas, alors que tout l’accable ? Je pense qu’il a toujours cru qu’il n’avait pas la tuer, et il n’a pas commis l’attentat, donc on va vous demander l’acquittement. Mais c’est faux comme raisonnement. 2ème raison pour laquelle il n’avoue pas, car au regard de sa mère, tant qu’il n’a pas avoué, il est innocent pour ses parents. Il dit : je suis arrivé je n’ai pas parlé que j’étais déjà accusé. Mais on n’a pas besoin des aveux, ils sont là pour soulager votre conscience et vous ramenez dans l’humanité. 3ème raison, c’est qu’il n’est jamais sorti de cette idéologie. Tout au long de cette audience on y a cru.

J’ai aussi l’honneur de l’AFVT, elle consacre toute son énergie, depuis 2010 pour venir en aide aux victimes, qui ont pris perpétuité. Les victimes sont dans la salle, vont dans les écoles, dans les prisons, qui essayent de travailler sur les nuances de noirs ou gris. Pour autant ce que l’AfVT réussi à faire en prison, n’a pas réussi pour vous aujourd’hui. On vous demande de confirmer la sentence de Monsieur GHLAM en première instance.

Comment ne pas être convaincu que dans ce box, il y a un logisticien qui a fourni les moyens de l’attentat (la voiture à AULNAY), le problème c’est que c’est douloureux car on juge un homme aujourd’hui pour les faits qu’il a commis y a 5 ans. J’ai la faiblesse de croire quand on sort, on étudie, je pense qu’on peut devenir un autre homme, que ce logisticien est sur ce chemin, mais je pense aussi qu’il était ce logisticien.  Pour les autres, je pense que oui y a Association de malfaiteurs, mais pas convaincu d’une Association de Malfaiteurs terroriste. Ça souligne la porosité entre la banditisme et l’islamisme. Ça aussi c’est ce qu’à l’AFVT nous connaissons et nous essayons de traiter.

Pour conclure cette plaidoirie, je vous parlais de Victor Hugo, cette année GHLAM, je vous reparle de l’œil dans la tombe sui regardait CAIN, vous savez que la cellule est une tombe, c’est la mort dans la vie, comme vous ne voulez pas venir vers nous l’humanité, je vous souhaite d’y vivre longtemps, ce n’est pas vengeance, mais justice ».

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