Meurtre d’une française au Maroc

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Les faits

Le samedi 15 janvier 2022, une ressortissante française a été tuée sur le marché de Tiznit, au sud du Maroc, à l’aide d’une arme blanche. Plus tôt le même jour, à Agadir, une ressortissante belge a été violemment attaquée à l’arme blanche, alors que le suspect avait tenté d’agresser physiquement les clients d’un café sur la côte.

Les victimes

La première victime est Christiane Fourret, une ressortissante française âgée de 79 ans. Selon Var Matin, elle était une habitante du Var, originaire de Muy, au nord de Fréjus. Depuis vingt ans, elle passait une partie de l’année au Maroc avec son époux, se baladant dans le pays en camping-car. Elle était mère de trois enfants.

Elle se trouvait ce jour-là à Tiznit car elle avait rejoint des amis dans le sud du pays. Tous résidaient dans un camping proche de la ville.

La seconde victime est une ressortissante belge âgée de 67 ans, originaire de la région de Mons et résidant au Maroc, qui a été blessée à l’arme blanche. Pour l’heure hospitalisée, son pronostic vital n’est pas engagé.

Le suspect

Le 15 janvier 2022, un suspect de 31 ans, Ali Boujouham, a été arrêté à Agadir, à quelques kilomètres du lieu du crime. Il a été rapidement identifié grâce aux images de vidéosurveillance du marché de Tiznit.

Les médias marocains ont révélé qu’il avait déjà interné par le passé et qu’il était sous antidépresseurs. Selon la police marocaine, le suspect avait séjourné pendant un mois dans un hôpital psychiatrique, du 25 septembre au 25 octobre 2021. Néanmoins, son casier judiciaire est vierge.

Le juge d’instruction à Rabat, après consultation du procureur général du roi, a ordonné que l’homme soit de nouveau hospitalisé à l’hôpital psychiatrique Ar-Razi à Salé. Il y subira une expertise psychiatrique.

Selon le média marocain le 360, le suspect aurait tenu des propos « délirants » lors de sa garde à vue, affirmant notamment avoir agi sur injonction de « voix » de responsables gouvernementaux occidentaux, et se disant « possédé par le démon ».

L’enquête

Le mercredi 19 janvier 2022, le parquet national antiterroriste français (PNAT) a annoncé dans un communiqué avoir ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste ». Le PNAT a précisé que les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure, à la sous-direction antiterroriste de la direction centrale de la police judiciaire et à la direction centrale de la police judiciaire.

Du côté marocain, le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) a été chargé de l’enquête dans cette affaire, sous la supervision du procureur du roi près de la Cour d’appel de Rabat, en raison de suspicions sur un mobile terroriste du crime.

Le jeudi 20 janvier 2022, le parquet fédéral belge a également annoncé l’ouverture d’un dossier pour « tentative d’assassinat dans un contexte terroriste ».

Le mobile terroriste a été retenu au regard du profil des victimes.

Sources :

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