L’AfVT participe au webdoc « Paris Terror » sur les victimes de l’Hyper Cacher

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Partenaire de la chaîne publique allemande WDR, l’AfVT a soutenu la production d’un contenu audiovisuel innovant, tant par le fond que par la forme, sur les victimes de l’Hyper Cacher.

Il constitue l’une des deux parties du documentaire en réalité virtuelle de la WDR consacrée au terrorisme en Europe, « Berlin. Paris. Terreur. »

Réalisé par Ricarda Saleh, ce webdoc d’une dizaine de minutes permet d’immerger le spectateur au cœur de l’expérience vécue par trois otages rescapés de l’Hyper Cacher.

 

Un projet innovant pour capter l’intériorité des victimes

Le 11 septembre 2017, Guillaume Denoix de Saint Marc et Stéphane Lacombe reçoivent la réalisatrice Ricarda Saleh dans les bureaux de l’AfVT. Cette dernière travaille sur une forme de webdoc tourné avec un dispositif de caméras 360° permettant une immersion totale dans un espace donné et porté par la voix des narrateurs.

Faisant appel à l’animation, la réalisatrice avait pour ambition de construire une grammaire cinématographique afin de croiser les témoignages : l’isolement, l’enfermement, la semi-obscurité, la promiscuité, les bruits inconnus… le sentiment d’être pris au piège et coupé du monde, dans l’attente d’une mort quasi-certaine.

Directeur adjoint chargé de la prévention de l’AfVT, Stéphane Lacombe a ainsi décidé de collaborer avec Ricarda Saleh et la chaîne WDR pour mettre en place une session de tournage avec deux otages rescapés, un troisième otage ayant déjà été contacté préalablement par la production, et de débriefer avec les victimes.

 

Quelle(s) narration(s) pour les victimes ?

Pour l’Association française des Victimes du Terrorisme, les enjeux mémoriels demeurent au cœur de l’élaboration d’un récit collectif apaisé et lucide, destiné à ne pas oublier et/ou dénaturer la nature des actes terroristes motivés par la négation des valeurs républicaines et, dans le cas de l’Hyper Cacher, l’antisémitisme. Ce magasin a bien été attaqué en raison de sa nature et de sa clientèle.

Depuis trois ans, de multiples récits ont été élaborés autour de l’attaque de l’Hyper Cacher et de son dénouement. Les complotistes n’ont pas manqué de pointer les inévitables approximations « à chaud » relayées par les médias et d’élaborer des thèses délirantes.

Il existait, finalement, peu de supports pour s’identifier aux victimes rescapées de la prise d’otages, tâcher de mieux comprendre ce qu’elles ont vécu afin de mettre des mots sur leur expérience et d’en témoigner.

 

 

* En faisant déplacer votre curseur sur l’image de la vidéo, vous accédez à la vue en 360°

 

Un attentat antisémite commis à l’arme de guerre

Le 9 janvier 2015, le terroriste islamiste Amedy Coulibaly lance un assaut contre le magasin Hyper Cacher, porte de Vincennes, à Paris, situé à quelques dizaines de mètres de la commune de Saint-Mandé. Muni d’armes automatiques, il abat à l’entrée du magasin trois personnes, Philippe Braham (45 ans), Yohan Cohen (22 ans) et François-Michel Saada (63 ans), avant d’investir les lieux. Une partie des clients et des employés reflue spontanément vers l’arrière du magasin et descend se réfugier au sous-sol qui abrite des toilettes, un monte-charge et deux aires de stockage (frigo + chambre froide).

Certains otages, après plusieurs avertissements menaçants du terroriste, décident de remonter au rez-de-chaussée. Yoav Hattab, âgé de 21 ans, est alors abattu par Amedy Coulibaly après avoir tenté de s’emparer d’une arme abandonnée.

Pour un rappel des faits concernant les attentats du 7 au 9 janvier 2015, se reporter ici.

 

©AfVT

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