KENYA – Attaque du centre commercial Westgate (Nairobi)

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Vers 12h00, un petit groupe de terroristes lourdement armés a pénétré dans un centre commercial de luxe de la capitale du Kenya. Ils ont ouvert le feu à l’arme automatique et ont jeté plusieurs grenade sur la foule.

Fréquenté par une clientèle locale et par de nombreux occidentaux, notamment des diplomates, le centre commercial Westgate connaissait une forte affluence le week-end.

Les terroristes, pourtant peu nombreux, ont paru bien organisés et ont pris rapidement le contrôle de l’édifice sans rencontrer de véritable résistance.

Les forces de sécurité kényanes ont eu les pires difficultés à sécuriser le site alors que des otages restaient prisonniers à l’intérieur, et que les terroristes connaissaient apparemment bien les lieux.

Il a fallu trois journées de combats et d’angoisse pour que le commando soit mis hors d’état de nuire.

Mardi 24 septembre, au terme des affrontements, un gigantesque incendie a fait s’effondrer le grand plafond du centre commercial.

Les représentants du groupe armé islamiste somalien Al-Shebab ont revendiqué la responsabilité de l’attaque et ont déclaré que celle-ci était une réponse à une intervention militaire du Kenya en octobre 2011 contre Al-Shebab en Somalie. Le groupe djihadiste est responsable de nombreux attentats dans la Corne de l’Afrique, dont l’attaque du restaurant « La Chaumière » de Djibouti en mai 2014, et l’exécution de l’otage français Denis ALLEX, le 12 janvier 2013.

L’attaque de Westgate à fait au moins 63 morts et 175 blessés, selon les dernières statistiques officielles. De nombreuses personnes sont encore portées disparues et ensevelies sous les décombres.

La police kényane a recentré son enquête autour de 8 suspects, présumés complices dans la préparation de l’attaque.

Après de nombreuses vérifications et recoupements, il apparaît que le commando était en fait constitué de 4 hommes, un chiffre bien moins important que ce qui avait été avancé au départ.

Parmi les victimes de cette attaque, deux Françaises, Corinne et Anne DECHAUFFOUR, ont été abattues alors qu’elles se trouvaient au volant de leur voiture, au moment précis où les terroristes s’apprêtaient à pénétrer dans le centre commercial.

http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/attaque-terroriste-au-kenya/video-qui-sont-les-deux-francaises-tuees-dans-l-attaque-terroriste-au-kenya_418417.html

http://www.leparisien.fr/international/kenya-anne-et-corinne-les-deux-victimes-francaises-23-09-2013-3162293.php

Cinq autres ressortissants français qui se trouvaient à l’intérieur du centre commercial durant l’attaque ont pu prendre la fuite.

Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier à Nairobi depuis l’attentat en 1998 contre l’ambassade américaine.

21 septembre 2014

Un an après la tragédie, le recueillement et la dignité se sont imposés au Kenya.

Un mémorial a été inauguré au musée de Nairobi qui permet de donner une voix à de nombreuses victimes et rescapés du massacre de Westgate.

Pour en savoir plus, cliquer ici.

Pour visionner le reportage d’AFP qui donne la parole à plusieurs victimes, voir ci-dessous :

Élimination de plusieurs responsables de l’attaque par les services américains et français

Plusieurs cadres du groupe Al-Shebab ont depuis été éliminés. Le numéro 2 du mouvement terroriste, Ahmed Mohamed AMEY, jugé directement responsable de l’attentat contre le centre commercial Westgate, est ainsi tué par un missile américain en janvier 2014 près de la localité de Barawe, dans le sud de la Somalie.

Le leader du mouvement, Mokhtar Abu Zubeyr, de son vrai nom Ahmed Abdi Aw Mahamud GODANE sera quant à lui traqué par les services français et américains. Il sera finalement tué dans sa voiture dans le sud de la Somalie le 1er septembre 2014, par un tir combiné de missiles depuis un drone américain, et de plusieurs bombes délivrées par des avions de combat américains. Selon des sources concordantes, la localisation exacte de Ahmed GODANE a été directement fournie par les services français à leurs homologues américains pour permettre son élimination. Les Français le considèrent en effet responsable de l’exécution de l’agent de la DGSE Denis ALLEX, le 12 janvier 2013.