Attentat « FNAC SPORT » du 5 février 1986

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Déroulé des faits :

Le 5 février 1986 une bombe explose à la Fnac-Sport du Forum des halles faisant 22 blessés.

Les victimes :

  • 22 blessés

Enquête et procédure judiciaire :

L’enquête s’oriente vers le Hezbollah. Cet attentat s’inscrit dans un contexte de tension géopolitique et dans une vague d’attentats qui frappe la France en 1986.

Le réseau de Fouad Ali Saleh, proche de l’Iran, voulait entre autres « punir la France de son soutien à Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran » (1984-1988) ; il déclarait peu après : « La forteresse de l’islam est l’Iran. Votre pays, en aidant l’Irak, combat l’Iran, c’est donc un ennemi. Notre principal objectif est de ramener la France à la raison par des actions violentes. »

L’enquête aboutit également sur l’implication d’un diplomate iranien, Wahid Gordji, dont la tentative d’arrestation sera à l’origine d’une guerre des ambassades entre la France et l’Iran.

La Cour d’assises spéciale de Paris condamne le 14 avril 1992 Fouad Ali Saleh à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 18 ans. Hassan Aroua, le chauffeur tunisien de 38 ans, Abdelhamid Badaoui, 33 ans, et Omar Agnaou, 30 ans, les deux “étudiants” marocains qui ont stockés les explosifs, ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, mais sans période de sûreté.

Les cinq principaux protagonistes de ces attentats, en fuite, sont condamnés par contumace le 8 octobre 1992 à la réclusion criminelle à perpétuité : il s’agit du « cerveau », Abdelhadi Hamade, de ses deux lieutenants, Ibrahim Akil et Hassan Goshn, et des deux « artificiers », Hussein Mazbouh et Haidar Habib.

Fouad Ali Saleh est toujours incarcéré à l’isolement total. La Cour d’appel de Paris s’était opposée le 28 juin 2007 à sa libération conditionnelle et à son expulsion vers la Tunisie.

Le juge d’application des peines avait notamment refusé la demande de libération aux motifs qu’il n’exprimait pas de regrets et n’avait pas indemnisé les victimes.

 

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