Dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 janvier 2011

Enlèvement et assassinat d’Antoine de LÉOCOUR et de Vincent DELORY

Antoine de LÉOCOUR, jeune humanitaire travaillant depuis 6 mois pour l’ONG française Aide Médicale Internationale (AMI), et son ami, Vincent DELORY, ont été enlevés par le groupe terroriste AQMI dans un restaurant de Niamey, la capitale du Niger.

Les deux hommes se retrouvaient à l’occasion du mariage imminent d’Antoine de LÉOCOUR. Ce dernier était affecté en Centrafrique et avait pris un mois de congé pour préparer son mariage.

Vincent DELORY était arrivé la veille au Niger pour rejoindre Antoine de LÉOCOUR.

Les deux amis, âgés de 25 ans, venaient de la même ville, Linselles, située tout près de la frontière belge, dans le nord de la France, où ils avaient passé leur adolescence ensemble.

Vendredi 7 janvier 2011

Attablés dans un restaurant bien connu des expatriés au Niger, « le Toulousain », Vincent et Antoine sont emmenés de force à l’extérieur par un groupe d’hommes armés.

Embarqués à bord d’un véhicule, les deux otages se retrouvent dans un convoi qui roule à vive allure en direction de la frontière du Mali.

Rapidement mis en alerte, les services de sécurité nigériens prennent en chasse le convoi et se coordonnent avec les services de l’armée française au Mali.

Environ 12 heures après l’enlèvement, le convoi se trouve à la frontière malienne lorsqu’il est attaqué par les forces spéciales françaises qui ont reçu le feu vert de l’Elysée et l’accord des autorités maliennes.

L’opération « Archange Foudroyant » fait intervenir un hélicoptère de l’armée française et un groupe de forces spéciales au sol.

Les affrontements sont violents, et plusieurs terroristes sont tués par les soldats français. 3 gendarmes nigériens sont également tués après avoir été confondus avec les terroristes.

Dans les échanges de tirs, un véhicule qui était immobilisé et partiellement dissimulé par des feuillages explose.

Samedi 8 janvier 2011

Au petit matin, les autorités découvrent le véhicule calciné et les traces des combats. Les corps de Vincent et d’Antoine sont visibles : l’autopsie révélera qu’Antoine a été abattu à bout portant, exécuté lors de la fuite des terroristes, tandis que Vincent a été brûlé vif et touché de plusieurs balles à l’intérieur du véhicule qui a explosé.

Pour lire l’article publié le 3 février 2011 dans « Paris-Match » sur les circonstances de la mort de Vincent DELORY, cliquer ici.

Dimanche 16 janvier 2011

Une marche blanche est organisée à Linselles, réunissant plus de 3000 personnes, afin de rendre un hommage digne à Vincent et Antoine.

Mardi 16 octobre 2012

Lors d’un entretien à l’Élysée, le Président François HOLLANDE déclare aux familles qu’il est favorable à la déclassification de certains éléments, notamment les vidéos tournées par l’armée française lors de l’attaque menée contre le convoi. Pour plus de détails, cliquer ici.

Jeudi 20 juin 2013

Première diffusion du reportage « Le Prix des Otages » réalisé dans le cadre de l’émission « Envoyé Spécial » : des extraits significatifs des vidéos sont révélés pour la première fois au grand public. Certaines images restent néanmoins masquées par un cache, notamment lors du tir qui fait exploser le véhicule dans lequel se trouvaient Vincent et Antoine.

Reportage diffusé le 8 janvier 2013 (6’51)

« Otages du Niger : le combat pour la vérité d’Annabelle DELORY » par TNTWeo

Depuis lors, les familles se battent pour obtenir justice et reconnaissance du sacrifice de Vincent et d’Antoine. Elles entendent notamment comprendre les circonstances dans lesquelles l’action militaire a été décidée afin que la chaîne de commandement justifie ses décisions stratégiques, et que l’État français assume ses responsabilités vis-à-vis de deux ressortissants qu’elle n’a pas su protéger.



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