Vendredi 6 février 1998

Assassinat du préfet Claude ERIGNAC

Le soir du 6 février 1998, le préfet de Corse, Claude ERIGNAC, est abattu de trois balles à Ajaccio, en Corse. Il était marié et père de deux enfants.

En mai 1998, le commando présumé à l’origine du meurtre est repéré grâce aux communications émises sur les téléphones portables de leurs membres.

Dans un premier temps, l’enquête a abouti à l’identification des hommes qui composaient le commando Didier MARANELLI, Pierre ALESSANDRI, Alain FERRANDI et Marcel ISTRIA.

Lors de sa garde à vue, Didier MARANELLI va désigner Yvan COLONNA comme le tueur du Préfet ERIGNAC et donner le nom de deux autres membres impliqués dans l’assassinat : Joseph VERSINI et Martin OTTAVIONI.

Dès lors qu’il est mis en cause, Yvan COLONNA prend la fuite et choisit la clandestinité.

Par ailleurs, Vincent ANDRIUZZI et Jean CASTELA, tous deux impliqués d’après les notes du préfet BONNET, sont mis en examen pour « complicité d’assassinat » en 1999.

Le 11 juillet 2003, la Cour d’assises spéciale de Paris rend son verdict concernant les membres du commando qui ont été mis en cause, à l’exception d’Yvan COLONNA, alors en fuite :

–    Alain FERRANDI et Pierre ALESSANDRI sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour assassinat.
–    Joseph VERSINI, Marcel ISTRIA, Martin OTAVIANI, Didier MARANELLI, Jean CASTELA et Vincent ANDRIUZZI sont condamnés à des peines de 15 à 30 ans de prison pour complicité.

Jean CASTELA et Vincent ANDRIUZZI ont fait appel de leur jugement : la Cour d’assises spéciale de Paris finit par ordonner leur acquittement le 23 février 2006.

Après plus de quatre ans de fuite, Yvan COLONNA est arrêté le 4 juillet 2003 et mis en examen.

Le 13 novembre 2007, la Cour d’assises spéciale de Paris le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité. Un mois après, ses avocats font appel de cette décision, suivis par le parquet.

Il est condamné de nouveau en appel à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme.

Le 30 juin 2010, la condamnation d’Yvan COLONNA par la Cour d’appel est annulée par la Cour de cassation pour vice de procédure.

Le verdict à la réclusion criminelle à perpétuité a été entériné par la Cour de cassation en juillet 2012.

Suite à cette ultime condamnation, les avocats d’Yvan COLONNA ont décidé, en février 2013, de saisir la Cour européenne des droits de l’homme pour violation du droit à un procès équitable garanti par la Convention du même nom.

 



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