L’AfVT souhaite le rapatriement des enfants français détenus dans les camps du Kurdistan syrien

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La question du rapatriement des enfants français détenus par les forces kurdes en Syrie est encore d’actualité et controversée.

Le 6 mai 2019, des familles ont saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) afin d’obtenir la condamnation de l’état français qui refuse de rapatrier deux enfants français détenus avec leur mère dans le camp d’Al-Hol (nord-est de la Syrie). Jusqu’ici, la France a mené deux opérations de rapatriement de jeunes enfants. En mars 2019, la première opération avait permis le rapatriement de six garçons et filles, dont le plus âgé avait 5 ans. Le 10 juin 2019, douze enfants français, orphelins pour la plupart, et deux Néerlandais ont atterri à l’aéroport de Villacoublay (Yvelines). La majorité, née dans le califat autoproclamé de Daech, a moins de 6 ans.

Le 24 juin 2019, suite à la demande de la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, de rapatrier des membres des familles des djihadistes capturés ou tués en Syrie et en Irak notamment les enfants, notre association tient à rappeler son positionnement : l’Association française des Victimes du Terrorisme (AfVT) demande le rapatriement des enfants français détenus dans les camps kurdes « sans conditions ». Leur droit à la vie, à la santé, et celui de ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants est un droit fondamental que nos valeurs démocratiques et humanistes défendent. Une prise en charge médico-psychologique et sociale rapide et adéquate doit être mise en place au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Nous tenons à rappeler l’article 37 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE) adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989. Les Etats parties veillent à ce que :

  1. Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, […] ;
  2. Nul enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire. L’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi, n’être qu’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible;
  3. Tout enfant privé de liberté soit traité avec humanité et avec le respect dû à la dignité de la personne humaine, et d’une manière tenant compte des besoins des personnes de son âge. En particulier, tout enfant privé de liberté sera séparé des adultes, à moins que l’on estime préférable de ne pas le faire dans l’intérêt supérieur de l’enfant, et il a le droit de rester en contact avec sa famille par la correspondance et par les visites, sauf circonstances exceptionnelles;
  4. Les enfants privés de liberté aient le droit d’avoir rapidement accès à l’assistance juridique ou à toute autre assistance appropriée, […].

L’équipe de l’AfVT

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