FRANCE – Attaques en série – Orly, Stains & Vitry-Sur-Seine

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Déroulé des faits

Le samedi 18 mars 2017, vers 6h50 du matin, un individu est contrôlé à Stains, Seine-Saint-Denis, par une patrouille de police. L’individu sort alors un pistolet à grenaille et blesse un policier au visage avant de prendre la fuite. Les policiers tentent alors de le neutraliser en ouvrant le feu, sans succès.

Vers 7h40 du matin, l’individu alors recherché entre dans un bar de Vitry-sur-Seine dont il était habitué. Il ouvre alors le feu devant une dizaine de témoins ne faisant, fort heureusement, aucun blessé grave. Il menace ensuite de séquestrer les clients de l’établissement en faisant référence à « Allah » mais décide finalement de s’enfuir.

L’individu, toujours recherché, braque ensuite à Paris un véhicule occupé par deux particuliers et grâce auquel il se dirigera vers l’aéroport d’Orly.

A 8h22, l’homme entre dans le hall A du Terminal Sud d’Orly avant d’y jeter son sac contenant un bidon d’hydrocarbure puis de s’attaquer à une femme militaire alors en patrouille. L’assaillant menace la militaire en lui plaçant son arme à grenaille sur la tempe. Au moment où les deux autres militaires composant la patrouille prennent conscience de la situation, l’individu les menace en criant : « posez vos armes ! mains sur la tête ! je suis là pour mourir par Allah. De toute façon il va y avoir des morts ».

Parvenant à s’emparer du FAMAS de la militaire entravée, l’individu est neutralisé in extremis par les deux autres soldats.

La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie.

Profil de l’individu

L’individu est rapidement identifié. Il s’agit de Zyhed Ben Belgacem, Français d’origine tunisienne âgé de 39 ans. Il était connu des services de police pour des infractions de droit commun mais, bien que signalé comme radicalisé dès 2010, n’avait pas fait l’objet d’une fiche S.

Les analyses toxicologiques réalisées sur sa dépouille ont montré qu’il était sous l’influence de l’alcool et du cannabis.

Motifs de l’attaque

L’attentat n’a pas été revendiqué. Il est encore difficile de déterminer avec certitude si les motivations de l’individu ont un fondement purement djihadiste ou s’il s’agit d’un trouble psychiatrique, ou alors s’agit-il des deux.

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