Nos actions

Pourquoi l’AfVT organise-t-elle et participe-t-elle à des cérémonies commémorant les attentats ?

Toute victime du terrorisme avant l’attentat qui détruit ou bouleverse sa vie n’a potentiellement aucune envie de participer à une commémoration. Après l’attentat qui a bouleversé leurs vies, les victimes du terrorisme savent qu’elles ne se départiront pas de la douleur définitive que la perte de leur proche ou la blessure qu’elles ont elles-mêmes subie leur inflige, mais elles cherchent légitimement à briser d’autres douleurs : la solitude, le manque de reconnaissance et de compréhension, la crainte de l’oubli.

La solitude et l’incompréhension dont souffre une victime du terrorisme sont soulagées, à défaut d’être effacées : au cours des commémorations, les victimes se rencontrent, et se comprennent immédiatement. S’installent spontanément une fraternité et une solidarité que l’AfVT encourage. Ainsi naissent des projets, ainsi jaillissent des énergies oubliées, ainsi se dessinent de vrais sourires sur des visages meurtris.

Le manque de reconnaissance est combattu : les commémorations sont souvent officielles et l’Etat signifie par sa présence non seulement qu’il n’a pas su prévenir et protéger mais aussi que les victimes ont été visées en son nom. Certes, cela ne signifie pas que le travail de la Justice et des services d’enquête aboutira à un procès et à un jugement, mais c’est pour les victimes.

Enfin, les commémorations rappellent, dans un monde où un attentat en chasse un autre dans les mémoires, qu’« on n’oublie pas » et que l’on est pas oublié. Ce qui est de l’ordre du passé aux yeux des personnes qui n’ont pas été touchées par un attentat est pour les victimes un passé au présent, un présent éternel.

L’AfVT souhaite que les commémorations soient une proclamation de ce en quoi elle croit : les victimes qui y trouvent respect s’y rendent pour la paix, pour dire, même si elles n’y croient pas tout à fait, à ceux qui ne les comprennent pas : « plus jamais cela ! ».