City of Poros

Attentat contre le City of Poros (Grèce)
11 juillet 1988

 

Le 11 juillet 1988, un commando terroriste attaque à la grenade un bateau assurant la liaison entre Athènes et des îles grecques, le City of Poros. Il ouvre aussi le feu sur les passagers du navire.

La fusillade fait 9 morts, dont 3 français sur le bateau de croisière grec City of Poros :
Annie AUDEJEAN, Isabelle BISMUTH et Laurent VIGNERON.
On déplore aussi plus de 91 blessés dont 80 français

Une voiture piégée explose juste avant, devant le port. A son bord, des terroristes présumés. Le lien entre cette explosion et l’attentat sur le bateau a semblé évident aux enquêteurs, mais faute de preuves suffisantes, il a toujours été impossible de déterminer précisément lequel. Il est probable qu’une mauvaise manipulation des explosifs soit la cause de l’explosion.

Le juge Bruguière à été saisi de l’enquête. Selon lui, la lenteur de l’enquête s’explique par la concurrence entre la police du port d’Athènes et celle de la ville. Un manque de coopération entre les autorités françaises et grecques a également retardé son développement.

Le juge Bruguière a conclut que les membres du commando sont tous morts mais il n’y a pas de preuve pour l’affirmer car les corps n’ont pas été retrouvés. Par conséquent, la justice a pu les poursuivre par contumace. C’est aussi pour cela que le non-lieu n’a pas été prononcé, car personne ne peut apporter la preuve de leur mort.
Le but de l’attentat était, semble-t-il, d’empêcher l’extradition en Grèce d’un palestinien soupçonné de terrorisme. Il devait être jugé à Athènes.

Le 26 février 1992, le juge Bruguière lance un mandat d’arrêt international contre les terroristes présumés : Khaidir, Sojod, Amoud et Muheiddine.
Sojod est accusé d’homicides volontaires et de tentative d’homicides volontaires.
Khaidir et Amoud sont accusés de complicité d’homicides volontaires et de tentative d’homicides volontaires.
La cour des Assises de Paris est chargée de l’affaire.

L'AfVT.org, via "Les Familles de l'attentat contre le DC10 d'UTA", est partie civile dans le procès qui se tiendra du 27 février au 3 mars 2012. Elle représentera aussi certaines victimes.