Attentat à la gare de Bologne (Italie),
le 2 août 1980
 

Le 2 août 1980, une bombe constituée de 20 à 25 kg d’explosifs placée dans une valise, explose dans la salle d’attente de la gare de Bologne.

L’explosion fut si violente qu’une grande partie de la gare a été détruite.
L’attentat a coûté la vie à 85 personnes, dont 8 enfants et en a blessé plus de 200.
Une jeune française de 19 ans, Brigitte Drouhard, y a perdu la vie.

La tragédie de la gare de Bologne reste l’attentat le plus meurtrier des années de plomb en Italie.

Les exécutants matériels de l’attentat, Valerio Fioraventi et Francesca Mambro, sont condamnés à la prison à perpétuité. Il s’agit de deux militants des NAR (Nuclei Armati Rivoluzionari), groupe néo-fasciste italien actif de 1977 à 1988 à l’origine de dizaines d’attentats en Italie.
Par ailleurs Licio Gelli, grand-maître de la loge maçonnique Propaganda Due, ainsi que trois membres du SISMI (Services secrets militaires italiens) : Francesco Pazienza, le général Pietro Musumeci et le colonel Giuseppe Belmonte, ont été condamnés en 1995 pour obstruction à l’enquête.