AFVT_Sarcelles_epicerie_juive_2012_Bouton_AttentatMercredi 19 septembre 2012

Attentat contre une épicerie casher à Sarcelles (Val d’Oise)

Ce jour-là, une épicerie casher située à Sarcelles, dans le Val d’Oise (95), fait l’objet d’un attentat à motivation antisémite. Plusieurs individus jettent à l’intérieur du magasin une grenade défensive yougoslave M75 alors que les clients sont en train de faire leurs courses. Coincée sous un chariot, l’engin explosif voit sa déflagration atténuée, ce qui permet d’éviter un carnage.

Cependant, plusieurs blessés légers et choqués sont à déplorer.

La cellule « Cannes-Torcy »

Le 6 octobre 2012, la sous-direction antiterroriste (SDAT) lance un coup de filet et démantèle la quasi-totalité d’un réseau terroriste principalement basé à Cannes et à Torcy, en région parisienne. Ce groupe, bien structuré et déterminé, est connu sous l’appellation de « cellule Cannes-Torcy ».

Ce jour-là, lorsque la police se présente à son domicile à Strasbourg, l’un des membres de la cellule, Jérémie LOUIS-SIDNEY, ouvre le feu sur les forces de l’ordre avant d’être lui-même abattu.

Ce français d’origine antillaise, âgé de 33 ans, était récemment converti à l’islam. Il est soupçonné d’être à l’origine de l’attentat de Sarcelles.

Au total, 12 personnes ont été interpellées, soupçonnées d’appartenir à ce groupuscule islamiste, dont Jérémy BAILLY, présenté comme le cerveau.

Les objectifs des terroristes

Le 10 octobre 2012, la SDAT découvre au cours d’une perquisition différents ingrédients permettant la confection de bombes du même type que celles utilisées par le GIA en 1996.

Les premiers éléments de l’enquête révèlent que l’attaque de l’épicerie de Sarcelles était une première action terroriste destinée à ouvrir la voie à des attentats plus ambitieux. Une liste de cibles était déjà désignée, notamment parmi les institutions juives.

Ce groupuscule est considéré comme l’un des plus dangereux groupes terroristes français depuis le GIA qui avait semé la terreur en 1996 dans le métro parisien. Il est composé essentiellement de petits délinquants convertis à un islam radical et ayant combattu aux côtés des rebelles islamistes en Syrie.

Une vingtaine de personnes ont été mises en examen par le pôle d’instruction du Tribunal de grande instance de Paris.

Le 27 juin 2014, l’Association française des Victimes du Terrorisme s’est constituée partie civile devant le Juge d’instruction chargé de l’affaire, Monsieur David BENICHOU.



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