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Les victimes du terrorisme sont assimilées dans leurs droits à des victimes civiles de guerre. C'est la reconnaissance que le terrorisme est une guerre en temps de paix. Cette reconnaissance est assurée par l'Office National des Aciens Compattants et Victimes de Guerre (ONAC). |
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La loi du 23 janvier 1990, article 26, est rétroactive aux attentats commis depuis le 1er janvier 1982. Ainsi, les victimes d'actes de terrorisme commis depuis le 1er janvier 1982 bénéficient des droits et avantages accordés aux victimes civiles de guerre par le Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre et notamment du droit à pension de victime civile. Les victimes d'actes de terrorisme relèvent du ministère de la Défense et ont la qualité de ressortissantes de l'Office National des Anciens Combattants (ONAC). De ce fait, elles bénéficient d'avantages sociaux spécifiques : les droits accessoires. Les enfants orphelins ayant perdu l'un de leurs parents dans un attentat ont la qualité de pupille de la Nation et les conjoints, conjointes, compagnons, compagnes ayant perdu leur époux, épouse, compagnon, compagne ont la qualité de veuf ou veuve de guerre. |
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| Droit à pension de victime civile |
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Les victimes des actes de terrorisme commis entre 1982 et 1984 perçoivent une rente militaire d'invalidité, seule indemnisation possible, puisque ces attentats n'entrent pas dans la compétence du Fonds de Garantie. Les victimes des actes de terrorisme commis après le 31 décembre 1984, ne peuvent pas cumuler cette rente avec l'indemnisation versée à titre principal par le Fonds de Garantie. Elles peuvent obtenir une pension différentielle. Toutes les victimes d'actes de terrorisme commis à partir de 1982 peuvent bénéficier des droits accessoires liés à ce statut. |
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Si le taux d'invalidité est égal ou supérieur à 10 %, les victimes peuvent bénéficier de droits accessoires (avantages sociaux) : Emplois réservés : les victimes et, sous certaines conditions, les ayants droit, peuvent bénéficier de la législation sur les emplois réservés. Avantages fiscaux : à partir de 40 % d'invalidité, le quotient familial de l'impôt sur le revenu est augmenté d'une demi-part. Droit aux soins gratuits : La demande du carnet de soins gratuits doit être adressée à la Direction interdépartementale des anciens combattants du domicile du demandeur (voir le site de l'ONAC). Ce carnet permet :
Pour connaître les centres régionaux d'appareillage et les services offerts par l'INI, contactez l'ONAC Patronage de l'ONAC L'Office National des Anciens Combattants (ONAC) :
Carte d'invalidité La carte d'invalidité est délivrée sur demande par la Direction départementale de l'ONAC du domicile de la victime. La carte d'invalidité permet d'obtenir des droits de priorité et des réductions tarifaires :
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| Pupille de la Nation | |
Certains enfants de moins de 21 ans bénéficient du statut de pupille de la Nation ; ce statut leur confère un certain nombre d'avantages. Il s'agit :
L'adoption par la Nation est prononcée par jugement du Tribunal de Grande Instance du domicile du demandeur. Le statut de pupille de la Nation permet :
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| Veufs et veuves de guerre | |
Depuis la loi des finances pour 2006 (article 124), les époux, concubins, compagnons, bénéficient des mêmes droits que les veuves. La demande de pension de veuf ou veuve de guerre doit être adressée à la Direction interdépartementale des anciens combattants du domicile du demandeur. Le droit à pension prend effet au lendemain du jour du décès et tient compte des sommes versées par le Fonds de Garantie et la Sécurité sociale. Ce droit permet l'affiliation au régime général de la Sécurité sociale |
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Les victimes de terrorisme doivent adresser leur demande visant à obtenir le statut de victime civile de guerre à la Direction interdépartementale des anciens combattants du domicile du demandeur. Pour en obtenir l'adresse, consultez le site de l'ONAC : www.defense.gouv.fr/onac Les droits prennent effet au jour de la demande. Il est donc important de le faire le plus rapidement possible, sans attendre le résultat des expertises. Une expertise fixe un taux d'invalidité. |
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| Le texte de cette page est largement inspiré du site de l'association SOS Attentats, dissoute en septembre 2008 | |